Non aux impérialismes ! Non à tous les fascismes ! Non à la guerre ! Pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes !
📣 Samedi 25 avril 2026, nous étions 300 au rassemblement à l’appel de : AFPS, Amnesty international 63, ATTAC, 4 ACG (anciens appelés en Algérie et leurs amis contre la guerre), CGT Educ’action, CGT UD 63, FI, FSU, L’après, Les Ecologistes, LDH, Libre Pensée, FPRA, PCF, RESF, Retraités Solidaires, Solidaires Auvergne, SUD Education, Union Etudiante, Urgence Gaza, pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, pour dire « Non » aux impérialismes, pour dire « Non » à tous les fascismes et pour dire « Non » à la guerre.
Après lecture du texte d’appel par Solidaires, Attac a lu le texte suivant, extrait de la déclaration de Porto Alegre. 🔴
Attac a été créée en 1998 pour s’opposer au pouvoir de la finance, pour lutter contre les politiques ultralibérales et reconquérir l’espace perdu par la démocratie au profit des marchés financiers.
En ce sens, nous avons toujours dénoncé toutes les formes d’impérialisme, parce que derrière chaque expédition impérialiste, derrière tous les délires mégalomaniaques des tyrans comme Trump, Poutine ou Néthanyahou, il y a toujours des intérêts financiers. Derrière chaque guerre, il y a des profiteurs de guerre. Et ces profiteurs, ce sont les multinationales, les grandes entreprises et les marchés financiers.
En tant que force anti-impérialiste, Attac est signataire de la déclaration de Porto Alegre, adoptée à l’issue de la Conférence internationale antifasciste qui s’est tenue du 26 au 29 mars derniers, et dont voici quelques extraits.
Le système capitaliste-impérialiste traverse une crise profonde et un déclin économique, social et moral marqué. La réponse des puissances impérialistes à ce déclin est la promotion du fascisme partout, l’imposition de politiques néolibérales, des agressions militaires contre les nations les plus faibles et leur recolonisation.
Dans chaque pays, les menaces fascistes et néolibérales présentent des caractéristiques communes : l’élimination des libertés démocratiques ; la destruction des droits du travail ; l’augmentation du chômage structurel ; le démantèlement de la protection sociale ; la répression des organisations syndicales et populaires ; la privatisation des services publics ; des politiques d’« austérité » qui suppriment tout investissement social ; le négationnisme scientifique et climatique ; l’expropriation des paysan·nes au profit de l’agro-industrie ; le déplacement forcé des populations autochtones pour promouvoir un extractivisme effréné ; des politiques migratoires ultra-restrictives ; et une forte augmentation des dépenses militaires.
L’extrême droite et les forces néofascistes mènent une vaste offensive, instrumentalisant le mécontentement face aux conséquences désastreuses du néolibéralisme. Elles cherchent à orienter ce mécontentement contre les groupes opprimés et dépossédés : migrant·es, femmes, personnes LGBTQ+, bénéficiaires de programmes d’inclusion, personnes racisées et minorités nationales ou religieuses. Le nationalisme exacerbé, le racisme, la xénophobie, le sexisme, la haine anti-LGBTQI+, l’incitation à la haine et la banalisation de la cruauté accompagnent l’avancée de l’extrême droite à chaque étape.
La volonté de concentrer la richesse entre les mains du capital et la recherche effrénée du profit maximal qui sous-tend les politiques de l’extrême droite se manifestent également par l’intensification des agressions impérialistes visant à monopoliser les ressources et à exploiter les populations.
L’impérialisme devient de plus en plus déchaîné, agressif et belliciste ; il piétine le droit international, la Charte des Nations unies et l’autodétermination des peuples ; il impose des sanctions, attaque et bombarde les nations qui ne se soumettent pas à ses diktats ; il enlève et assassine des chefs d’État ; perpétue des situations coloniales, orchestre des génocides, envahit et annexe les territoires qu’il convoite.
Nous luttons contre tous les impérialismes et soutenons la lutte des peuples pour leur autodétermination, par tous les moyens nécessaires.
L’extrême droite tisse des liens internationaux, organise des programmes de propagande et de désinformation, et bénéficie du soutien direct des grandes entreprises technologiques, amplifiant la propagande réactionnaire dans les espaces numériques.
Les forces qui combattent l’ascension de l’extrême droite sont diverses. Il est essentiel d’articuler une lutte unitaire contre nos ennemis. Cette convergence doit inclure toutes les forces prêtes à défendre les classes travailleuses, les paysan·nes, les migrant·es, les femmes, les personnes LGBTQ+, les personnes racisées, les minorités nationales ou religieuses opprimées et les peuples autochtones ; à défendre la nature contre le capitalisme écocide ; à combattre les agressions impérialistes et coloniales, quelle que soit leur origine ; à lutter pour la fin de l’OTAN ; et à soutenir la lutte des peuples qui résistent.
Au-delà de la résistance au fascisme et à l’impérialisme, pour combattre l’autoritarisme, il est nécessaire de restaurer, d’élargir et d’approfondir les droits démocratiques fondés sur la participation populaire, du niveau local au niveau national et dans les instances internationales. Nous affirmons la centralité du monde du travail pour organiser la résistance mondiale contre les violences fascistes et la précarisation néolibérale. La défense d’un avenir durable exige également de s’attaquer directement à l’écocide promu par le capitalisme et par les gouvernements d’extrême droite, qui traitent la nature comme une marchandise et démantèlent la protection environnementale au nom du profit.
Jamais la lutte contre l’impérialisme et le fascisme n’a été aussi urgente et nécessaire qu’aujourd’hui. Face à la barbarie, nous levons la bannière de la solidarité internationale, de la lutte des peuples et d’un avenir socialiste, écologique, démocratique, féministe et antiraciste. 🔴
Attac63
Un autre monde est possible





