26 septembre, une marche pacifique pour le Climat
Ce 26 septembre, on comptait un peu plus de 1200 manifestant·es à Clermont-Ferrand pour défendre le Climat, le Vivant, la Paix et la Justice Sociale, en fait pour le Bien Commun.
L’appel lancé en plein été par des citoyen·nes, puis soutenu par syndicats, associations dont Attac 63 et partis politiques a vite été relayé sur les réseaux sociaux.
1200 personnes, de tout âge, d’horizons divers, des primo-manifestant·es, mais toutes animées par le même désir d’allier justice sociale et justice environnementale, un désir de paix et de protection du Vivant et surtout bien déterminées car conscientes de l’urgence à agir.
Alors, de ce cocktail explosif, émanaient une énergie du tonnerre, des slogans originaux et déterminés, un réel enthousiasme.
Un sentiment de fierté aussi d’être de ce combat là.
Mais qui aurait pu prédire que ces 1200 manifestant·es à Clermont-Ferrand rencontreraient un chauffard.
Qui aurait pu prédire qu’au lieu de parler de Défense du Climat, de Bien-Commun, ici à Clermont, on ne parlerait plus que de Sécurité.
Nous sommes à Clermont-Ferrand, ville le plus souvent paisible sans débordement excessif lors de ses manifs.
Et puis nous sommes à Clermont-Ferrand, nouvelle version, une ville qui depuis avril 2026 fait de la sécurité son cheval de bataille, c’est au nom de cette sécurité qu’on a rallumé les lumières la nuit, qu’on parle d’armer la police municipale, d’augmenter le nombre de caméras de surveillance.
Et pourtant c’est bien dans notre ville que pour la première fois, aussi loin qu’on puisse s’en souvenir, des manifestant·es ont été mis en danger par un chauffard, révélant le manque de sécurisation du trajet par les forces de l’ordre. Du jamais vu, ici.
Une enquête fera, on l’espère, la lumière sur les manquements constatés dans la chaîne de commandement pour l’encadrement d’une manifestation déclarée à la préfecture.
On remarque juste que, dans notre ville quand on parle sécurité, à priori, cela ne concerne pas tout le monde.
Sans préjuger des motivations du chauffard, ce qu’on peut déjà dire, c’est qu’il y a dans notre société un climat de violence, de haine, exacerbée justement par de nombreux médias peu scrupuleux qui renversent les valeurs, changent le sens des mots, pour qui les antifascistes sont des fascistes et les défenseurs de la nature et du bien-vivre ensemble des éco-terroristes.
Ces mêmes médias prônent, comme horizon pour notre société, le profit, le chacun pour soi et si on peut écraser les autres, ce n’est pas grave.
C’est peut-être ce qu’a pensé cet homme qui a délibérément foncé dans la foule pacifique blessant 4 personnes et choquant gravement les autres participant·es.
Après un moment de stupeur et de sidération, le cortège a repris sa route, les blessé·es ayant été pris·es rapidement en charge par les pompiers.
Il était important de ne pas baisser les bras et de bien signifier que le combat continuait plus que jamais, avec encore plus de détermination.
Il y avait plus de 250 marches en France, quelques 130 000 participant·es.
Des dates ont été prises pour continuer le mouvement…
Car on n’arrête pas un mouvement dont l’heure est venue.
Attac63
Un autre monde est possible




